LUCIEN NOUIS

NOUS NE NÉGLIGERONS AUCUNE PISTE

La première enquête du commissaire Bordarier

« Émile Bordarier porte sa cinquantaine comme un vieux costume, mais pas que. C’est un homme au regard et à l’humour incisifs, il est intelligent, cultivé, amateur de bonne cuisine, de littérature. Mélancolique, mais aussi caustique. L’auteur, comme son personnage, a le regard aussi tendre que cruel. Il peint la bêtise et la médiocrité ordinaires, les touristes échoués sur la plage du Grau-du-Roi, les piliers de bars poisseux. L’humour est noir, on rit beaucoup mais le goût est amer. Et la comédie, tragique. »

Michel Abescat 

Le polar sonne toujours deux fois - France Inter

En librairie le 7 octobre 2020

Fin de mois d’août torride dans le Midi. Le commissaire Émile Bordarier s’inquiète pour sa fille. En plus d’avoir un problème d’alcool et une attirance inexplicable pour les punks à chien, elle ne donne plus de nouvelles depuis des semaines. Alors qu’il se décide enfin à partir à sa recherche, le cadavre à demi carbonisé d’une jeune femme est découvert dans la garrigue nîmoise.  Épaulé par ses collègues Chögyam Namgyel, moine bouddhiste reconverti dans la PJ, et la mystérieuse Vera Cordelle, nouvelle venue dans son équipe, le commissaire mène l’enquête jusqu’au huis clos explosif d’un village cévenol où s’affrontent yourteurs et notables et où se multiplient les disparitions inquiétantes. Sa fausse nonchalance, son sens aigu de l’observation et sa grande patience devant la bizarrerie humaine seront ses armes principales pour percer les secrets d’une brochette de criminels truculents, dont le moindre défaut est un manque flagrant de sens commun.

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« Il est toujours plaisant de découvrir un nouveau héros de roman policier. Surtout lorsque celui-ci fait part d'un solide sens de l'humour (noir) et d'une profonde humanité. C'est le cas de ce sympathique commissaire Bordarier, appelé, on l'espère, à une longue et illustre carrière. »

Philippe Blanchet/Le Figaro Magazine

« Un petit bonbon acidulé dans le genre qui est très agréable. »

Hubert Prolongeau /Mauvais Genres/France Culture

« Un premier roman qui se double d'un coup de maître. »

Amélie Descroix et Yves Quitté/France Dimanche

«  Il déroule avec un plaisir communicatif une petite musique comico-policière très habile, au rythme faussement nonchalant imprimé par le personnage du commissaire Bordarier. »

La Vie

« C'est plaisant, souvent drôle, et très finement observé. »

La Dernière Heure

« L'humour est noir, on rit beaucoup. Mais le goût est amer, et la comédie, tragique.  »

Michel Abescat/Le Polar sonne toujours deux fois/France Inter

« Une double enquête haletante entre Cévennes et mer Méditerranée  »

Alan Bernigaud /La Marseillaise

 

Lucien Nouis enseigne à New York, où il vit avec sa femme et sa fille. Il est amateur de littérature, de cyclisme et de gastronomie.  Nous ne négligerons aucune piste est son premier roman.

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Entretien avec Violaine Chivot, éditrice au Masque

Nous ne négligerons aucune piste est l’histoire d’une double enquête menée par le commissaire Bordarier au cœur d’un village au sud des Cévennes. Vous pouvez nous en dire plus sur ce personnage ?

 

Lucien Nouis : Dès les premières pages du roman, on s’aperçoit que Bordarier a la cinquantaine un peu compliquée. Il est divorcé, boit beaucoup, sa fille adulte lui donne des soucis. La découverte d’un corps à demi carbonisé le conduit à mener une enquête dans ce village des Cévennes où il va chercher à identifier une, puis des disparues, en s’appuyant principalement sur sa capacité à déceler chez les autres, comme il le fait d’ailleurs pour lui-même, les failles, les paradoxes, les moments de folie qui font la plupart des existences. Il y a chez ce commissaire de la vieille école une véritable compassion, non seulement pour les victimes, mais aussi pour les criminels, en qui il ne voit pas des incarnations du mal, mais plutôt des tendances exacerbées à l’autodestruction.

 

Rumeurs, petites lâchetés, jeux de pouvoir et secrets de famille vont venir agiter ce village qui fait face à ces disparitions. C’est une critique sociale ?

 

L.N. : Parler de critique sociale, ce serait peut-être accorder un peu trop de gravité à un roman dont l’ambition première n’est pas de faire une analyse profonde de la société. Mais il y a très certainement dans ces pages une volonté de saisir, souvent de manière comique et satirique, des caractéristiques, des comportements, des manières d’être liées à différents groupes sociaux et appartenances culturelles et politiques. Yourteurs, zadistes et partisans de la décroissance entrent en conflit avec des notables pour qui le développement d’une économie verte passe par la création d’un zoo, pendant que d’autres attendent patiemment de tirer leur épingle du jeu. Dans ce sens, ce village est un peu le précipité d’un certain nombre de forces qui traversent notre société. Personne, d’ailleurs, ne sort indemne de ce portrait de groupe, puisque la constante de tous les personnages mis en scène, c’est de rechercher en priorité l’avancement personnel, l’idéologie ne servant que de prétexte et de maquillage à des ambitions qui n’ont jamais pour horizon l’intérêt collectif.

 

Votre roman est imprégné d’humour noir, ainsi que d’une grande tendresse pour les failles humaines. Quelles sont vos influences ?

 

L.N. : Le désir d’écrire ce roman m’est venu en partie de la lecture des enquêtes de Manuel Vàzquez Montalbán, avec l’inoubliable détective privé Pepe Carvalho, et ensuite des romans d’Andrea Camilleri, qui a nommé son commissaire Montalbano en hommage à l’écrivain espagnol, avec qui il a des affinités évidentes. Ce qui m’a particulièrement séduit, dans ces polars espagnols et italiens, c’est une ambiance méditerranéenne, un mélange d’humour et de tragique, mais aussi un rapport à la loi qui n’est pas rigoriste, qui fait sa place à la faiblesse humaine. Pour l’humour noir, Albert Cohen est également l’une de mes grandes références, notamment avec Mangeclous. Là aussi, je reconnais une sorte d’indulgence instinctive, profonde, pour les travers humains, pour les mauvais comportements, les mesquineries, la bêtise.

 
 

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